VIRAGE
Liste d’emplettes en main et droits en tête
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Johanne fait ses achats des Fêtes. Elle s’interroge sur les règles applicables en magasin : « Le commerçant a-t-il le droit de faire ceci ? Suis-je en droit d’exiger cela ? » Suivons-la dans son magasinage.

Erreur Johanne se rend d’abord dans un magasin à grande surface pour acheter un parfum à sa fille, Karine. Il coûte 60 $ ; le prix est indiqué sur la tablette. La caisse, elle, affiche 67 $. « Ai-je droit à une quelconque compensation? », se demande Johanne.

Johanne devrait payer 50 $, puisque les commerçants qui choisissent d’afficher les prix des biens sur les tablettes et d’utiliser des lecteurs optiques sont tenus d’appliquer la Politique d’exactitude des prix, qui prévoit un dédommagement si le prix réclamé à la caisse est plus élevé que le prix indiqué en magasin. Comme le parfum coûte plus de 10 $, le commerçant doit le vendre au prix affiché sur la tablette, réduit de 10 $. Si l’article avait coûté 10 $ ou moins, il aurait dû le remettre gratuitement à Johanne.

Échange

Johanne s’arrête dans un magasin de jeux vidéo. « Le commerçant échangera le jeu contre un autre si mon petit-fils Élliot le possède déjà, n’est-ce pas ? »

C’est fort probable, particulièrement pendant la période des Fêtes. Par contre, la loi n’oblige pas les commerçants à rembourser un client, à faire un échange ou à lui remettre une note de crédit. Ils sont libres de fixer les conditions qu’ils appliquent… mais sont tenus de les respecter. Informez-vous !

Rabais

Un feuillet publicitaire présentait un rabais plus qu’intéressant : un mini-ordinateur portable à 425 $, parfait pour Benoît, son conjoint. Sur place, le commis lui propose un modèle à 475 $. « Celui à 425 $, on ne l’a plus », lui dit le vendeur. Johanne se résigne à acheter l’ordinateur, mais se demande ce qu’elle aurait pu faire pour profiter du rabais annoncé.

Un commerçant qui annonce un bien en solde doit en avoir une quantité suffisante pour répondre à la demande. Si les quantités sont restreintes, il doit préciser dans sa publicité la quantité exacte en stock. Les mentions « quantité limitée » ou « jusqu’à épuisement des stocks » ne suffisent pas.

Le commerçant n’a pas précisé la quantité exacte en stock et le bien annoncé n’est plus offert pendant la période du solde ? Johanne aurait été en droit d’exiger qu’on lui offre, au prix annoncé, un autre ordinateur de même nature d’un prix coûtant égal ou supérieur.

Carte-cadeau Johanne passe par la quincaillerie. Elle achète une carte-cadeau d’une valeur de 50 $ utilisable dans ce commerce. « Mon beau-père devra-t-il utiliser cette carte rapidement ? » La quincaillerie n’a pas le droit d’indiquer une date d’expiration sur une carte-cadeau utilisable comme de l’argent.

En savoir plus

Communiquez avec l’Office de la protection du consommateur, au opc.gouv.qc.ca ou au 1 888 672-2556, pour vous renseigner sur vos droits et vos recours ou porter plainte contre un commerçant qui ne respecte pas ses obligations. Bon magasinage !