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Il était une fois le parc national du Lac-Témiscouata
Il était une fois le parc national du Lac-Témiscouata
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Certains lieux ont une âme. C’est le cas du tout nouveau parc national du Lac-Témiscouata, le premier parc de la Sépaq à ouvrir ses portes au Québec depuis dix ans. Au-delà des superbes points de vue, d’une faune abondante, d’une flore fertile et de l’immense lac Témiscouata qui s’étire sur 40 km de longueur, c’est la richesse quasi palpable des 10 000 ans d’histoire de ce territoire qui touche le plus les visiteurs.

« La signature de ce parc est le lien entre l’être humain et le territoire, que l’on découvre par le biais d’activités uniques en leur genre : fouilles archéologiques, voyage malécite en rabaska, etc. », résume Denis Ouellet, directeur de ce parc situé entre Rivière-du-Loup et la frontière du Nouveau-Brunswick. Pour ce « gars d’la place », c’était un véritable rêve de transformer le terrain de jeu de son enfance en un parc ouvert à tous. Et il a de quoi être fier !

L’histoire, au naturel

Ici, on s’informe sur l’histoire et la nature de bien des façons : bornes interactives au Centre de découverte et de services, panneaux le long des parcours et même application mobile gratuite pour iPod ou téléphone intelligent, qui présente les points d’intérêt avec cartes, schémas, photos, etc. On peut la télécharger à l’accueil mais aussi faire une visite virtuelle du parc à l’avance, de la maison, et ainsi préparer son séjour dans les moindres détails, comme le préconise l’Explorateur Parc Parcours, aussi disponible depuis peu dans plusieurs parcs de la Sépaq. On prête même des appareils à l’accueil. Comme quoi un lieu peut être à la fois porteur d’une longue histoire et à la fine pointe de la technologie !

Les incontournables

  • Fouilles archéologiques : L’occasion unique de faire de vraies fouilles dans un vrai site archéologique, avec un vrai archéologue et de trouver de vrais artefacts datant de plusieurs millénaires. Il y en a en quantités : râcloirs, bifaces et autres outils, restes de taille de pierre, etc. La région a en effet été particulièrement fréquentée par les Premières Nations, notamment les Malécites, en raison de la présence de chert touladi, une pierre avec laquelle ils pouvaient se tailler des outils et des armes dont on retrouve aujourd’hui les vestiges. Trouver un de ces objets provoque une culbute dans le temps de quelques millénaires et une fusion avec l’histoire de ces peuples, qui est aussi la nôtre. Absolument fascinant ! Coût : 30 $ par adulte.

 

  • Randonnée de la Montagne-du-Fourneau : Cette boucle de 5,5 km, véritable concentré de la biodiversité des monts Notre-Dame, mène à une pinède rouge à pin blanc classée écosystème exceptionnel et à une remarquable vue en plongée sur le lac Témiscouata, que les couleurs de l’automne rendent encore plus sublime. À la brunante, les chevreuils sont nombreux dans la cédrière, section au bas de ce circuit. En tout, 40 km de sentiers pédestres s’offrent aux randonneurs sur le territoire du parc, incluant le Sentier national.

 

  • Voyage malécite en rabaska : Durant cette incursion dans la vie des nomades qui ont emprunté ces mêmes voies navigables entre la baie de Fundy et le fleuve Saint-Laurent, on découvre le mode de vie des Malécites et comment ils profitaient de tout ce que la nature pouvait offrir pour se nourrir, se loger, s’outiller, se guérir. « L’acorus roseau, une plante médicinale, était leur équivalent de nos comprimés de Tylenol », explique Isabelle Blouin, capitaine du rabaska et garde-parc naturaliste.

 

  • Kayak et canot : Les plans d’eau du parc se prêtent merveilleusement à la pratique du kayak et du canot, tous deux offerts en location. En portant attention, on pourrait apercevoir un immense pigargue à tête blanche, emblème du parc. Sinon on se console en admirant quelques-unes des 62 espèces de libellules recensées dans le parc !

 

  • Animations gratuites en soirée : On y apprend tantôt l’histoire de Grey Owl, considéré par plusieurs comme le premier naturaliste au Canada, qui a vécu plusieurs années sur le territoire du parc en se faisant passer pour un Amérindien, tantôt celle d’un arbre séculaire. Quand la nuit tombe, on peut aussi accompagner un garde-parc à la rencontre des mal-aimées de la faune, les chauve-souris, qui pourtant nous sont très utiles puisque la nuit venue chacune d’elle mange 500 insectes à l’heure !

 

  • Camping : le camping de l’Anse-à-William offre 81 sites, dont cinq confortables tentes Huttopia en prêt-à-camper, la formule parfaite pour qui aime le plein air sans compromis côté confort. Une nouvelle section du parc ouvrira en 2014 ou 2015, permettant à davantage de visiteurs d’y passer la nuit.

 

  • Pêche : Le Grand lac Touladi et la rivière Touladi se prêtent à la pêche selon la réglementation du parc alors que sur le lac Témiscouata, seule la réglementation provinciale s’applique. Même chose lors de la quasi surréaliste pêche au « pointu » (corégone), en octobre, qui se déroule en soirée, avec une épuisette, à l’embouchure de la rivière Touladi. Limite de pêche : 6 douzaines par soir ! Les gens de Saint-Juste-du-Lac en ont fait un festival.

Aucun doute possible, ce parc est une destination plein air en soi ou encore une escale nature de choix lors de vos prochaines longues vacances dans le Bas Saint-Laurent ou les Maritimes.