Cinq huiles du Québec à savourer

L’huile d’olive règne sans partage dans nos cuisines. Mais derrière son image dorée se cache une réalité moins reluisante : transportée sur des milliers de kilomètres, elle provient généralement de monocultures intensives, gourmandes en eau et en pesticides. Pendant ce temps, au Québec, on produit des huiles nutritives, délicieuses et respectueuses de l’environnement. En voici cinq à savourer !

L’huile de canola, la polyvalente

L’huile de canola québécoise n’a rien à envier à sa cousine méditerranéenne. Douce et neutre, elle est idéale pour les vinaigrettes, la cuisson et les pâtisseries, puisqu’elle conserve ses propriétés à des températures élevées. Sa faible teneur en gras saturés et son ratio entre oméga-3 et oméga-6 favorable en font une alliée de taille dans le maintien de la santé cardiovasculaire, et dans le soutien du cerveau et du système immunitaire. Pour profiter de ses bienfaits et de sa saveur, mieux vaut choisir l’huile de canola pressée à froid, non raffinée, sans OGM et, bien sûr, produite ici.  

L’huile de caméline, le coup de cœur

Issue d’une plante ancienne, l’huile de caméline mérite notre attention. Avec son goût unique, légèrement herbacé et aux notes de noix grillée, elle est riche en oméga-3 et en antioxydants. Très stable lors de la cuisson grâce à un point de fumée élevé, elle est parfaite pour les sautés, mais c’est dans les salades qu’on peut vraiment apprécier sa saveur distincte. Et en prime, sa culture rustique est peu exigeante en eau, regénère les sols et présente une faible empreinte carbone.

L’huile de tournesol, la douce

Riche en oméga-6 et en vitamine E, elle est parfaite pour la cuisson ou la pâtisserie. Un peu moins équilibrée au niveau des gras, on la consomme avec modération, en complément avec d’autres huiles. Sa culture est bien adaptée au climat québécois et ses magnifiques fleurs attirent les pollinisateurs.

L’huile de chanvre, la puissante

L’huile de chanvre séduit par son profil nutritionnel exceptionnel : en plus de fournir un ratio idéal entre oméga-3 et 6, elle contient de la vitamine E et des phytostérols qui aident à abaisser le cholestérol sanguin et à protéger la santé du cœur. Sa couleur verte et son goût végétal en font un ajout original dans les salades ou pour relever le goût des légumes. Toutefois, on doit la consommer crue, car elle ne supporte pas la chaleur.

L’huile de lin, la fragile

Très riche en oméga-3, au goût léger et herbacé, l’huile de lin est un véritable concentré santé. Mais attention ! Elle ne doit jamais être chauffée. À conserver au frigo et à consommer rapidement, dans les vinaigrettes, les pestos… ou même à la cuillère. La culture du lin est bien adaptée au climat québécois, nécessite peu d’eau et peu d’intrants chimiques. Le lin peut aussi être utilisé pour sa fibre textile, ce qui réduit le gaspillage et augmente la rentabilité pour les producteurs.