Petit en superficie, le Portugal séduit par la grandeur de son histoire, la beauté de ses paysages, la richesse de sa culture, ses monuments impressionnants, ses plages spectaculaires et son art de vivre chaleureux. De Lisbonne à l’Algarve, en passant par Sintra et Évora, découvrez un itinéraire d’une semaine pour goûter à toutes les facettes de ce pays ibérique.
Jour 1 : Atterrir à Lisbonne
Première étape : la capitale du Portugal. Pourquoi? Parce que la plupart des vols internationaux y atterrissent. Ce qui est bien, c’est que l’aéroport se situe dans la ville, à 7 km du centre. Pour les touristes, cette proximité représente un grand avantage, puisqu’il suffit d’un trajet de 30 minutes en métro pour atteindre les quartiers centraux. La navigation dans ce moyen de transport est simple, tout comme les distributrices de billets. En s’y engouffrant, on peut déjà se dire qu’on a visité le métro de la place. Check!
La visite du Lisboa Story Centre constitue un incontournable en début de voyage. On y apprend les moments marquants de l’histoire de la ville, dont le fameux tremblement de terre de 1755 qui l’a rasée entièrement. Ce voyage dans le temps avec audioguide en français n’est pas en soi remarquable, mais on part ensuite à la découverte de la ville avec un regard aiguisé.
Ce n’est pas un hasard, car ce centre d’interprétation a pignon sur rue sur la Place du Commerce, le cœur historique de la ville, au bord du fleuve Tage. Dominée par l’arc de triomphe de la rue Augusta, cette immense place rectangulaire, bordée de restaurants aux immenses terrasses, sert de point de départ aux excursions dans la ville.

Jour 2 : Arpenter la capitale
Les splendeurs de la métropole portugaise se dévoilent pas à pas, en déambulant dans ses rues étroites aux trottoirs souvent étriqués. Attention, l’exploration à pied exige de bons mollets, car le centre historique se déploie sur sept collines. Les quartiers centraux grouillent de monde et de touristes. L’ambiance est à la fête et à la détente. Partout, les nombreuses terrasses sont très accueillantes. On a le goût de s’y arrêter, prendre un café et déguster un pastéis de nata, la fameuse tartelette portugaise.
On se repose les pieds en prenant les vieux tramways de la capitale, dont le tram 28 qui traverse les plus beaux quartiers de la ville. Autre option : on escamote les escaliers en empruntant l’ascenseur de style néogothique Santa Justa, construit en 1902 et reliant le quartier Baixo au bas de la ville à Bairro Alto, 45 m plus haut. Une belle expérience à vivre si on ne craint pas les longues files d’attente.
Chemin faisant, on se délecte des vues panoramiques à partir des miradouros, ces belvédères qui surplombent la ville érigée au bord de l’estuaire du Tage. Il n’y a pas que les touristes qui les fréquentent. Les Lisboètes aussi. Des buvettes servant alcool, café et nourriture invitent à s’y éterniser. Santé!
Jour 3 : Les monuments historiques
Considérée comme l’une des plus vieilles cités européennes, Lisbonne ne manque pas de monuments historiques. On s’imprègne de son histoire au château de São Jorge, qui domine la capitale. Ses jardins abritent des paons et leurs poussins en liberté. Mignon. On reste baba devant l’architecture grandiose du monastère des Hiéronymites, une construction du 16e siècle classée au patrimoine de l’UNESCO où gisent les restes de l’explorateur Vasco de Gama.
Si on a encore du temps, on grimpe l’escalier en spirale de la tour de Belém (actuellement en travaux), une citadelle du 16e siècle qui marque l’entrée de la ville. Autre incontournable : on découvre la richesse des carreaux de céramique qui recouvrent de nombreux édifices locaux au musée national de l’Azulejo. En soirée, on assiste à un spectacle de fado, la musique traditionnelle portugaise.
Jour 4 : Excursion à Sintra
On monte à bord d’un train de banlieue en direction de Sintra, située à 30 minutes de la capitale. Ce lieu de villégiature prisé de la haute société au 19e siècle arbore des allures de carte postale. À voir : des châteaux aux couleurs flamboyantes et à l’architecture extravagante, comme le palais national de Sintra, un ancien palais royal au cœur de la ville, la Quinta da Regaleira, aux jardins magnifiques avec ses grottes et son très profond puits initiatique ainsi que le parc et le palais national de Pena, dignes d’un conte de fées.
Prenez garde, les touristes en gougounes adeptes d’égoportraits envahissent Sintra. On les fuit partiellement au château des Maures, imposante forteresse médiévale où l’on marche sur des remparts exposés aux quatre vents. Peu importe votre destination, on vous recommande d’acheter les billets d’entrée pour les différentes visites à l’avance. Sur place, les billetteries débordent et le réseau cellulaire pour l’achat en ligne s’avère peu fiable.

Jour 5 : Les plages de l’Algarve
À 300 km plus au sud, on fuit les foules de Lisbonne en Algarve, la région la plus au sud du pays. Ici, les innombrables plages font la joie des touristes et avec raison : elles sont superbes et l’eau, même en été, demeure assez fraîche. Heureusement d’ailleurs, car il fait chaud, très chaud, dans le Portugal méridional. En été, la canicule n’est pas un épisode passager, mais une norme. L’échappatoire à la chaleur ambiante, c’est la baignade.
Chaque plage a son caractère unique. Mon coup de cœur va pour la Praia de Marinha, près de Benagil, coincée entre la mer et d’immenses falaises qui sont percées de grottes. Les gens du coin n’ont pas un seul rocher Percé, mais des dizaines et des dizaines qui se dressent sur tout le long de la côte de l’Algarve.
Après la plage, on part en excursion en kayak, en planche à pagaie ou en bateau à moteur afin de visiter les grottes marines. J’ai eu la chance de pagayer dans les grottes de Lagos lors d’une sortie de 3 heures, incluant une pause baignade. Le meilleur moment de mon voyage au Portugal. Les excursions à coup de pagaie n’exigent pas une forme physique considérable ni de connaissances techniques, car les embarcations sont d’une grande stabilité. « Take a kayak, » comme disait Céline!

Jour 6 : La ville-musée d’Évora
Après une dernière matinée à la plage, on met le cap sur Évora, l’une des cités médiévales les mieux préservées du Portugal, au cœur de la région de l’Alentejo. Des joyaux architecturaux, en veux-tu, en v’là! Pas pour rien qu’elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
On commence par visiter l’église de Sao Francisco, qui date de 1510, et sa macabre chapelle Capela dos Ossos, dont les murs et les colonnes sont tapissés de crânes et d’ossements humains. On poursuit avec la monumentale cathédrale Sé, construite au 12e siècle, dotée d’un magnifique cloître et de la terrasse la plus haute en ville. On s’extasie devant les vestiges du temple romain, qui date du 2e siècle et on apprécie tout simplement le plaisir de marcher dans les rues étroites de cette ville de 60 000 personnes. Ces gens-là vivent dans un musée à ciel ouvert.

Jour 7 : Retour à Lisbonne
C’est le temps de revenir vers le point de départ. On profite des dernières heures en sol portugais afin de faire le plein de produits authentiquement portugais, comme une bouteille de ginja, une liqueur traditionnelle faite à partir de cerises, des conserves de sardines et un maillot de l’équipe nationale de soccer.
Retour dans le métro jusqu’à l’aéroport, en regrettant de n’avoir pas pris plutôt deux semaines de vacances dans ce petit pays aux innombrables richesses.
Quand partir?
Pour profiter des balades dans les villes sans souffrir de la chaleur (de plus en plus intense en juillet et août), privilégiez une visite fin mai, juin ou septembre. Bien que fraîche, l’eau de l’Atlantique reste suffisamment douce pour se baigner. En prime, les sites touristiques sont moins bondés qu’en plein été.
Une destination abordable?
Pays un peu oublié à l’échelle européenne pendant des décennies, le Portugal a misé, après la crise économique de 2011, sur le tourisme en vue de se refaire une santé économique. Son principal atout était alors son abordabilité. Est-ce encore le cas aujourd’hui? Plus vraiment. Le coût de la vie a fortement augmenté dans les dernières années, principalement en raison de la manne touristique. Résultat : l’excellent verre de vin portugais à deux euros au restaurant, c’est de l’histoire ancienne. On doit maintenant le payer plutôt de quatre à huit euros. Les plats les moins chers au resto coûtent 15 euros, soit 25 dollars canadiens. Bref, trop tard pour les aubaines!