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Jeux FADOQ provinciaux | « On célèbre la vie! »

Sports et loisirs
Jeux FADOQ
Frédérique Charest
Participant aux Jeux FADOQ provinciaux levant les bras pendant une activité de course en plein air. Le sportif porte un débardeur blanc et une montre sportive, devant un décor de végétation sous un ciel dégagé.

Ambitieuse, la FADOQ souhaite que le Québec devienne la « nation la plus active au monde », en encourageant notamment les 50+ à bouger davantage. Voilà une mission qui trouve un écho particulier auprès de celles et ceux qui ont représenté fièrement leur région aux 33es Jeux provinciaux.

« Bouger, ça me permet de rester en santé, j’espère le plus longtemps possible pour voir grandir mes petits-enfants », nous a répondu du tac au tac le coureur Alain Bald lorsque nous lui avons demandé quel était le principal bénéfice qu’il retirait de l’activité physique.

L’homme de 64 ans court trois fois par semaine et participe à une vingtaine de compétitions par année, un peu partout au Québec. Pour lui, pas de doute, un rythme de vie actif est l’une des clés d’un vieillissement épanoui.

Je n’aime pas la maladie; ça me motive!

M. Bald est l’une des quelque 1 800 personnes qui se sont donné rendez-vous à Saint-Hyacinthe afin de participer aux Jeux FADOQ provinciaux. Du 22 au 24 septembre, les différents plateaux grouillaient de monde alors qu’hommes et femmes s’affrontaient à la course, au pickleball, aux dards, à la pétanque, au cornhole, aux poches ou encore au soccer marché. Partout, on bougeait, jasait, riait, encourageait.

Chaque automne, l’événement phare de la plus grande organisation représentant les personnes aînées au pays offre non seulement une belle occasion de bouger et de socialiser à celles et ceux qui y participent, mais aussi une vitrine nationale pour mettre en valeur les bienfaits de l’activité physique chez les personnes aînées.

« Des endorphines! », s’est exclamée la coureuse Lynne Ménard, 59 ans, abordée dans le cadre de notre vox-pop. « Course, kayak, randonnée, pickleball… Je suis assez active. Ça déstresse, ça change les idées, ça m’offre du bien-être. Et ça me donne de l’énergie pour faire autre chose. »

Des participants aux Jeux FADOQ provinciaux disputent une partie de pickleball dans un gymnase. Quatre joueurs sont visibles de part et d’autre du filet alors qu’une balle est en jeu devant des spectateurs et des officiels.
Photo : Maxence Mounier

Une partie de pickleball aux Jeux FADOQ provinciaux 2026.

Une priorité nationale

Les Jeux 2026 se sont déroulés alors que la FADOQ mène une offensive pour convaincre le gouvernement de s’investir pleinement dans la promotion de l’activité physique et le soutien aux organisations qui œuvrent dans le secteur. Avec ses partenaires de la Coalition pour l’avenir du sport et de l’activité physique au Québec (CASAPQ), elle réclame que le sport, l’activité physique et le plein air soient enfin reconnus comme une priorité nationale et comme des outils de première ligne en prévention de la santé.

« Dans un Québec qui vieillit rapidement, garder les gens actifs plus longtemps, c’est préserver leur autonomie, leur santé et leur participation sociale, fait valoir Jacinthe Roy, directrice générale. L’activité physique doit être pensée pour toute la vie. »

Celle-ci multiplie d’ailleurs les entrevues dans les médias pour porter ce message, notamment sur les ondes de RDS.

Concrètement, cela signifie non seulement retirer les obstacles qui peuvent freiner les 50 ans et plus dans leurs activités de tous les jours, mais aussi mieux soutenir de grands événements comme les Jeux FADOQ.

Des participantes aux Jeux FADOQ provinciaux se rassemblent devant un mur aux couleurs de la FADOQ pour une photo après la remise des médailles. Raquettes de pickleball en main, elles joignent leurs mains au centre dans un geste de solidarité et d’esprit sportif.
Photo : Maxence Mounier

Ces trois équipes médaillées au pickleball célèbrent en posant pour les caméras.

« On célèbre la vie »

Gilles Magny, 72 ans, est d’avis que le gouvernement ferait une bonne affaire en épaulant mieux les organisations comme la FADOQ dans leurs efforts de promotion du sport et des loisirs, surtout qu’il pourrait ainsi sauver de l’argent dans les soins hospitaliers.

« On est chanceux, souligne-t-il en regardant vers d’autres participants et participantes aux alentours. Ici, on célèbre la vie, la santé… Ce qui compte, c’est d’être vivant, d’être là et d’encourager l’activité physique. »

Selon lui, l’obtention d’une médaille n’est pas le but ultime.

« Premier, deuxième, troisième… ou dernier. À notre âge, ce n’est pas important. Je me sens vraiment gratifié, chanceux de pouvoir faire ce que je fais quand je me compare à ceux qui ne sont pas ici aujourd’hui. Qui sont décédés, qui ont des maladies ou qui sont sédentaires… »

Hélène Fillion se réjouit elle aussi de voir autant de monde aux Jeux. « C’est rassembleur. Et comme éducatrice physique, j’ai toujours promu le sport de masse. »

La femme de 68 ans estime que l’activité physique offre une très belle façon de vieillir. Surtout le pickleball, « un sport qui peut créer une forte dépendance »!

« Je dis toujours que ça rejoint les quatre composantes de l’individu : le social, le physique, l’affectif et le psychologique. C’est inclusif et génial pour le développement personnel. »

« C’est vrai, l’adage Grouille, sinon ça rouille, lance François Bernatchez, un coureur qui a choisi de participer aux Jeux FADOQ malgré son combat contre le cancer. Plus on avance en âge, plus on perd de la masse musculaire. Si on est sédentaire, plus on va avoir de difficultés sur le plan de la santé et de la mobilité. »

Lyne Dallaire serait sans doute d’accord. À 66 ans, elle a fait le trajet depuis la Côte-Nord afin de se faire aller la raquette. Pour l’adepte de pickleball, la santé est l’un des bénéfices les plus importants, mais aussi la socialisation. Mais elle insiste : pour trouver son bonheur en bougeant, il faut d’abord trouver l’activité qu’on aime.

Et aux Jeux FADOQ provinciaux, on a l’embarras du choix.

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