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Vrai ou faux : reconnaissez-vous les signes du cancer de l’ovaire?
Santé et mieux-être
Prévention
26 mai 2026
Johanne Martin
Souvent diagnostiqué à un stade avancé, le cancer de l’ovaire demeure l’un des plus redoutés. Chez les femmes ménopausées, plusieurs symptômes qui lui sont associés peuvent être confondus avec des troubles digestifs, hormonaux ou simplement attribués au vieillissement. Résultat : certaines femmes consultent tardivement.
Vrai ou faux : sauriez-vous reconnaître les signes du cancer de l’ovaire? Faites le test avec ces 10 affirmations. Cliquez sur chacune d’elles pour découvrir la réponse.
Faux
Des épisodes de ballonnements peuvent survenir occasionnellement. Toutefois, lorsqu’ils sont persistants, nouveaux ou s’aggravent, ils doivent attirer l’attention, surtout après 50 ans. Le cancer de l’ovaire provoque souvent une sensation de ventre gonflé ou de pression abdominale, donnant l’impression que les vêtements deviennent plus serrés.
Faux
Au début, le cancer de l’ovaire peut être très discret. La douleur est souvent diffuse, intermittente et difficile à localiser. Certaines femmes ressentent simplement une lourdeur dans le bassin ou un inconfort abdominal qui tend à persister.
Vrai
Certaines mutations génétiques augmentent le risque, mais la vaste majorité des femmes atteintes n’ont pas d’antécédents familiaux connus. Comme pour plusieurs types de cancers, l’âge demeure l’un des principaux facteurs de risque, le diagnostic étant posé en moyenne autour de 63 ans.
Vrai
Il s’agit d’un symptôme moins connu, mais relativement fréquent. Une tumeur ovarienne peut exercer une pression sur la vessie et provoquer des envies urgentes, une augmentation de la fréquence urinaire ou une sensation de vessie incomplètement vide. Ces symptômes sont parfois attribués à tort au vieillissement ou aux changements hormonaux liés à la ménopause.
Faux
Le caractère intermittent des symptômes peut justement retarder le diagnostic. Les professionnels de la santé recommandent de consulter si ceux-ci persistent pendant plusieurs semaines ou reviennent fréquemment. « Ce qui doit inquiéter, c’est le changement par rapport à l’état habituel », souligne la Dre Lucie Gilbert, professeure aux départements d’obstétrique et gynécologie et d’oncologie de l’Université McGill.
Vrai
Il n’existe actuellement aucun test de dépistage simple et fiable pour la population générale, contrairement à la mammographie pour le cancer du sein. Des examens comme l’échographie pelvienne ou le dosage du CA-125 (une protéine mesurée dans le sang) peuvent aider dans certaines situations, mais ils ne sont pas assez précis pour un dépistage systématique. D’où l’importance de reconnaître les symptômes.
Vrai
Plusieurs femmes atteintes rapportent se sentir rassasiées après avoir très peu mangé. Cette sensation peut être causée par une pression exercée par la tumeur, une accumulation de liquide dans l’abdomen ou des perturbations digestives liées à la maladie. Une perte de poids involontaire doit également être évaluée rapidement.
Faux
Tout saignement vaginal survenant après la ménopause doit être évalué par un professionnel de la santé. Bien que ce symptôme soit davantage associé au cancer de l’endomètre, il peut aussi accompagner certaines formes de cancer de l’ovaire.
Faux
Aucune habitude de vie ne garantit une protection absolue. Toutefois, maintenir un poids santé, adopter une alimentation équilibrée et rester actif peuvent contribuer à réduire certains risques. Les facteurs hormonaux, génétiques et liés à l’âge jouent également un rôle important.
Vrai
Comme pour la plupart des cancers, le pronostic est nettement meilleur lorsque la maladie est détectée à un stade précoce. Le taux de survie au cancer de l’ovaire varie considérablement selon le stade au moment du diagnostic. Au Canada, le taux net de survie à cinq ans se situe autour de 45 %. Lorsque le cancer est limité aux ovaires, ce taux peut dépasser 90 % selon certaines études nord-américaines.
En somme, si le cancer de l’ovaire n’est pas entièrement « silencieux », ses symptômes sont souvent subtils et difficiles à reconnaître précocement. La Dre Gilbert rappelle toutefois que la recherche progresse et que la vigilance demeure un outil précieux.