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Un premier potager : pas plus compliqué que ça !
Un premier potager : pas plus compliqué que ça !
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L’horticultrice Marthe Laverdière, auteure du livre à succès Jardiner avec Marthe, est plus colorée qu’une serre de fleurs à la fête des Patriotes. Avec l’humour unique qui a fait d’elle une star du Web, elle livre quelques conseils fertiles en gros bon sens aux personnes qui se préparent à faire leur premier potager.

Quel format choisir ?

« La première chose à prendre en ligne de compte est notre condition physique. Si on a de la misère à se mettre à genoux, qu’on a des problèmes articulaires ou qu’on fait de l’arthrose, il faut limiter la grosseur du potager. Ces personnes peuvent se faire des jardins surélevés, pour pouvoir travailler sur un petit banc. Il ne faut pas les faire trop large, pour être en mesure de sarcler de chaque côté. »

Quoi planter ?

« Il faut se demander ce qu’on a le goût de manger. Bien des gens me disent qu’il faudrait bien qu’ils plantent des tomates parce que tout le monde en plante. Mais si tu n’en manges pas des tomates, plantes-en pas ! Qu’on aime la laitue, les poivrons, les légumes d’automne, qu’on fasse ou non des conserves, c’est ça qui doit guider nos choix. C’est pas plus compliqué que ça ! »

 

À quelle fréquence doit-on désherber ?

« On désherbe surtout au début. Puis, quand les plants prennent de l’expansion, il n’y a plus grand-chose à désherber car sans soleil, les mauvaises herbes ne poussent plus. Et même s’il y a quelques touffes de chiendent dans le jardin, personne ne va en mourir. Ce n’est pas du tout important que les rangs du jardin soit à l’équerre, car de toute façon, le chou va sans doute pousser plus d’un côté que de l’autre. »

Quelle est la principale erreur des débutants ?

« Trop vouloir. Au moins 99,9 % des erreurs des débutants proviennent du fait qu’ils veulent trop. Ils arrosent trop, ils engraissent trop, ils plantent trop. C’est trop, trop, trop. Ils devraient couper ça de moitié ! Les débutants veulent vraiment réussir et reproduisent au jardin comment ils sont à leur travail. La deuxième année, leur bulle de performance est pétée, et ils passent à autre chose. Là ils peuvent commencer à avoir du fun en se laissant inspirer par ce qu’ils sont et ce qu’ils aiment : les odeurs, les couleurs, leurs goûts culinaires, leur intérêt pour le jardinage, etc. Pis au diable la performance ! »

Ne manquez pas l’entrevue complète avec Marthe Laverdière dans la prochaine édition de Virage !

Photo : Bruno Petrozza – Maquillage Véronique Prud’homme